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 - colère dans la caboche, brouillard dans l'palpitant. (mael)

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Pseudo : only angel.
Célébrité, © : bryden, les roses noires.
- Age : vingt-trois éraflures sur tes mains livides.
- Job : skateuse pro, c'est pas parc'que t'es une gonzesse qu'il t'est impossible d'tenir sur une planche à roulettes.
- Love : le cœur cabossé qui refuse d's'avouer amouraché.




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MessageSujet: - colère dans la caboche, brouillard dans l'palpitant. (mael)   Mer 17 Jan - 21:59

mauvais karma qu'ils diraient. foutue débilité, foutue sensibilité. saloperie d'connerie qu't'as faite, jolie princesse. priam, la colère dans la caboche qui règne en maître, princesse aveuglée, perdue. effrayée par un futur qu'tu maîtrises pas, plus. effrayée par des évènements dont t'as jamais voulu. priam, c'est tellement la panique dans l'fond. c'est tellement l'bordel, là-dedans. tu sais plus où tu vas, t'es perdue. petite enfant qui déambule, perchée sur sa planche à roulettes. probablement la seule chose que tu maîtrises encore au sein de ton existence actuellement. les rues défilent sans qu't'y prête réellement attention, l'froid te mord les joues, les doigts. regard vide, ça fait des jours qu't'es pas sortie, qu'tu t'es pas bougée. depuis qu't'as appris, en réalité. depuis qu't'as appris qu'le grinch grandissait en toi, sans rire. un môme, là, dans ton bide. un môme qu'tu peux pas déloger d'là, qui vient, qui s'impose. comme ça. sans crier gare. pas d'larmes qui sortent d'tes yeux, t'as appris à faire face, t'as appris à n'pas pleurer, n'plus pleurer. papa t'aura au moins enseigné comment jouer les dures, il aura au moins servi à ça. il t'aura au moins appris à camoufler les failles, failles qui s'sont pourtant pointée, c'soir-là. failles qui sont là. merde, pri, tu sais pas c'qui t'es passé par la tête, d'te laisser aller d'la sorte, d'prendre le risque d't'attacher un peu plus que d'raison. t'avais pas l'droit, tu t'l'étais promis dès qu'il a pointé sa gueule d'français beaucoup trop canon avec ses sourires en coin. d'pas lui tomber dans les bras, de résister coûte que coûte. et v'là le résultat, priam. il est là. en cloque, l'cœur qui t'improvise la samba de janeiro parc'qu'il a daigné t'adresser un regard. poupée perdue. poupée silencieuse qui s'contente d'fusiller froidement d'tes yeux océaniques l'monde qui t'entoure, les personnes qui s'attardent trop sur toi.

du n’importe quoi. du grand n’importe quoi.

et pourtant les mêmes paroles en tête depuis des jours. la même voix monotone d'un vieux toubib proche de la retraite qui a vu bien pire qu'ta gueule effarée semblable à une gamine à qui on annonce l'pire. vous êtes enceinte, mademoiselle oakley. c'n'est pas une blague. t'aurais préféré, honey. tu l'aurais apprécié, l'poisson d’avril quatre mois en avance. probablement plus qu'ça. t'as l'teint pale, chérie, alors qu’enfin tu rejoins le skate parc. besoin d'décompresser, urgent. besoin d'faire le vide, d'tout oublier. bonnet vissé sur ta tête, ça empêche pas ta crinière platine d'te venir en pleine tronche. tu te stoppes, entre diverses infrastructures que tu n'connais qu'trop bien. ton terrain, l'terrain du groupe. ton second chez-toi. te v'là à parcourir d'tes abysses l’espace désert de toute personne. faut dire qu'en c'début de soirée et dans un tel froid, tu dois être la seule aliénée dans les parages. mais priam, t'en as rien à foutre. tu t'forces à penser que t'as besoin de personne, surtout pas d'mael.
tu veux lutter. ça peut pas s'passer comme ça. demoiselle qui prend possession de l’espace sans plus attendre, sans demander son reste.

mais..

y'a un bruit qui t'stoppe, nette. une silhouette qu'tu reconnais que trop bien. les pensées qui s’bousculent dans ta caboche trop embrumée. les battements d'ton palpitant qui s’accélèrent. merde. tu t'y attendais pas. merde, pri, c’était pas prévu, ça. et l'air glaciale, petite peste, tes prunelles qui s'posent sur lui. ça faisait longtemps. qu't'as l'audace d'lui sortir, alors qu'tu t’arrêtes, non loin du français avant d'récupérer une clope dans la poche arrière de ton jean pour la porter à tes lèvres et l’allumer. ça tombe bien. que t'ajoutes simplement avant d'reporter faussement ton attention sur ta planche.

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† just a young man, with a quick fuse. i was uptight, wanna let loose, i was dreaming of bigger things and wanna leave my own life behind


Dernière édition par Priam Oakley le Jeu 18 Jan - 20:33, édité 1 fois
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Célébrité, © : ben nordberg, ©morrigan
- Age : vingt-six ans à avaler du bitume.
- Job : organisateur d'évènements sportifs (sports de glisse), skateur pro.
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MessageSujet: Re: - colère dans la caboche, brouillard dans l'palpitant. (mael)   Jeu 18 Jan - 15:54

t'as continué ta vie comme tu l'entendais depuis que t'as plus de nouvelles. en essayant de pas trop y penser, en essayant de pas refaire le film mille fois dans ta tête pour tenter d'oublier. pour pas craquer, pour pas aller frapper à sa porte comme un taré. t'as rien fait mael, t'as presque même abandonné l'idée. alors tu continues à rouler, les mains dans les poches ou dans le vide, l'esprit presque libre. t'es allé voir des potes pour te changer les idées, ils t'ont même dis de laisser tomber, qu'elle est comme ça pri, comme le vent qui souffle et s'barre d'un coup, comme les mots qu'elle a pu te dire, parfois dures, parfois tendres, un putain d'ouragan qui ne t'a pas laissé indifférent malheureusement. tu t'es pas méfié, puis t'étais bien toi finalement dans ce coup du sort qui vous a fait vous rapprocher, mais peut-être qu'elle voulait pas d'ça en fait, juste s'égarer un temps pour partir définitivement. ça fait des semaines, mais seulement quelques jours que t'y a pas vraiment pensé. tu t'demandes comment t'as fait pour pas la croiser au skatepark, c'est même pas normal de pas l'avoir vu, même si c'est sûrement à cause de toi. au fond, tout le monde dit qu'elle a pas quitté la ville, qu'elle s'est juste repliée sur elle-même.

alors t'as roulé longtemps, t'as fais un peu le tour de la ville parce qu'aujourd'hui t'as lâché ton téléphone, personne peut te joindre, loin du boulot et d'la charge de travail qui t'attends. tu veux juste souffler un peu, tâter l'asphalte pour t'aérer, comme d'habitude, comme si de rien n'était. ça fait un moment t'enchaines les figures, simples, sans prise de tête, tu t'fais juste plaisir pour pas perdre la main, éviter la rouille qui s'propage dans tes articulations depuis que t'es derrière un bureau la plupart du temps.
t'as sûrement senti le truc arriver, comme un instinct soudain, une vision future, tu t'es posé sur le côté, respirer un coup, reprendre ton souffle pour pas continuer à l'excès. et c'est à ce moment là que tu l'as vu, une silhouette connue, une démarche peu assurée et des yeux à tomber. son regard se pose pas longtemps sur toi, elle te salue en parlant du passé. oui ça fait longtemps priam, sûrement trop. alors t'as du mal à comprendre, qu'elle revienne comme une fleur et puis sa deuxième phrase qui t'interpelle. tu plisses le nez, fronce un sourcil pour deux avant de se décider à ouvrir la bouche. ça y est tu me parles toi ? tes mains se posent en arrière pour te reposer dessus. t'attends des réponses ou du moins juste savoir pourquoi elle a disparue de la circulation aussi vite. tu pensais qu'elle voulait plus te voir même, alors pourquoi te parler maintenant ? t'essaie d'être nonchalant, d'pas faire attention et d'pas te sentir touché, non, t'es un mur presque. les yeux vers l'horizon, tes doigts grattent mécaniquement les grains de bitume et juste, t'attends.
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MessageSujet: Re: - colère dans la caboche, brouillard dans l'palpitant. (mael)   Jeu 18 Jan - 20:54

l'regard froid, l'regard vide, l'coeur qui défaille. jolie princesse qui préfère s'terrer dans une solitude qui n'cesse pourtant d't'effrayer. c'est plus facile de se cacher qu'd'affronter. c'est plus facile de renier que d'faire face. pri, on n't'a appris qu'ça. c'est comme ça qu'papa il t'a appris à faire l'deuil de maman. à renier l'passé. princesse, t'as baissé la tête quand les autres t'ont dit qu'c'était mal, c'que tu faisais. t'as fais celle qui s'en tapait lorsque jolie elsie avec ses grands sourires s'est pointée avec son air réprobateur sur la face, paco qui a littéralement tapé du poing, comme toujours. paco avec qui tu t'es fâché à c'propos, avec qui les mots s'sont levés, plus forts les uns que les autres. tu veux pas l'avouer, priam. tu veux pas avouer qu't'as peur, qu't'as déconné. tu veux pas avouer qu't'as joué les connes, qu't'as touché c'qui t'parait interdit selon tes principes du bout des doigts, qu'tu t'es brûlée. l'résultat est fâcheux, mais l'résultat est là. petite qui peste, qui refuse de s'résigner. t'as pas l'droit de t'attacher. il t'fera du mal. c'est c'que tout le monde fait, non ? faire mal. encore. toujours. mais merde priam, t'étais si bien, c'soir-là, y'avait plus d'carapaces, plus d'mots trop mauvais, rien d'tout ça. merde, pri, c'était tellement ouf, tellement dingue.

mais d'où il sort, lui, pour débarquer et foutre un bordel monstre dans ta putain d'existence ?

priam, ta planche comme plus fidèle acolyte, ta planche comme échappatoire dans les situations les plus difficiles. l'médecin il a dit qu'c'était pas raisonnable d'aller skater avec un tétard dans l'bide, toi, t'as décidé qu't'en avais rien à foutre. tu l'as pas voulu, c'morpion, t'en as jamais voulu, bordel, et t'en voudras jamais. pas seule, pas à vingt-trois ans. et comment tu vas faire, toi ? comment tu vas faire pour t'pointer un jour, parc'qu'il faudra bien r'voir ton père, faudra bien lui dire. et tu sais déjà comment ça va s'finir. tu sais déjà qu'ça va faire mal. ça t'arrache un frisson, alors qu'tu manques d'trébucher et atterir sur l'bitume froid. l'néant, l'brouillard. blizzard. l'regard qui s'perd un peu partout, l'regard qui sait pas trop quoi accrocher, qui s'arrête sur c'visage, sur c'te crinière blonde sauvage. ça fait boumboum, dans ton palpitant, probablement un peu trop fort. tu t'dis qu'tu dois pas aller l'voir. tu l'ignores depuis trop longtemps, tu fais la morte depuis trop longtemps pour t'permettre de te pointer comme une fleur. mais bordel de cul, c'est quand même sa faute, si y'a un nain d'jardin dans ton bide, c'est d'sa faute si la vie grandit au plus profond d'toi. c'est d'sa faute, la terreur qui règne en toi, au fond d'tes yeux. terreur qu'tu masques du mieux possible, terreur qu'tu lui exprimeras pas. parc'que t'as pas l'droit de craquer à nouveau, t'as pas le droit d'faire tout repartir en vrille, princesse. c'est pas juste. mais ça fait tellement d'temps. ça fait trop d'temps, une éternité. et merde, te v'là face à lui, à jouer les dures alors qu'si frêle malgré tout. éternellement. un air amusé dans tes prunelles à sa réponse, tu détailles chacun d'ses traits, priam. il a pas changé. cela dit, débile, il changera pas, en trois mois, l'français. bonne année à toi aussi. qu'tu t'contentes de lui répondre. froide. imperturbable. impétueuse princesse d'glace. pétasse. la conscience qui t'gueule d'foncer aveuglément, d'lui dire la vérité. esprit contradictoire. tu sais pas comment lui cracher ça à la gueule sans être déstabilisée, sans flancher. et par-dessus toute cette situation à la con, honey, s'il y a bien un truc que tu n'souhaites pour rien au monde, par pure fierté : n'pas montrer de signe de fragilité face à lui. guerrière, insensible. intouchable. tu détournes le regard. et cet enfoiré d'organe vital qui t'organise une batucada nationale, enfoiré qu't'aim'rais faire taire. parc'que c'est interdit tout ça. c'est interdit d's'attacher, bien qu'déjà fait. trop fait. et alors qu'il semble n'pas te prêter attention d'avantage, tu commences à lancer la bombe, peu à peu. doucement. sans te presser. va falloir que j'te parle d'toute manière, alors, maint'nant ou plus tard, capiau, j'ai pas l'choix.

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