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 l'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses. (mads)

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MessageSujet: l'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses. (mads)   Jeu 18 Jan - 19:28

Il s'était arrêté deux minutes ; deux petites minutes seulement. Juste le temps d'apprécier la vue. Lui, gamin de Londres, n'avait pas l'habitude de ce genre de panorama. Le meilleur des deux mondes, lui avait venté Nicola : la verdure en pleine ville. Ou l'inverse, selon le point de vue. Malgré le temps gris, malgré la bruine, le spectacle restait grandiose. Et les fines particules d'eau qui s'échouaient sur ses lèvres sèches... il aimait cette sensation, Nash. Alors, il avait fermé les yeux, quelques secondes encore. Quelques secondes qui avaient suffit. Il était tombé, là, face contre terre. Il respirait encore ; difficilement. Il y a un an encore, ce genre de chose ne serait pas arrivée. Mais encore une fois, il y a un an de ça, il était à l'autre bout du monde à se croire le plus fort des hommes. Aujourd'hui, un simple footing le mettait à terre. Pathétique. Combien de temps était-il resté là, la tête dans l'herbe mouillée ? Peu de monde à Nose Hill Park en cette heure matinale ; il a le décalage dans le sang, l'anglais. Il ne dort jamais vraiment beaucoup. Cette nuit encore, il n'a pas pu empêcher ses songes de le réveiller. Pas de rêve, non, il n'est pas de ceux qui rêvent. Juste... un sursaut, dans un lit trop vide, dans une vie trop silencieuse.
Cette ville, il l'a choisie pour ce qu'elle représentait : un renouveau. Pourtant, après six mois, il en était toujours au même point. Même job, même maladie de merde, même rengaine. Même ses retrouvailles avec son ancien squad n'avait pas le goût escompté. Amer, le goût. Il aurait voulu une oreille pour parler de ses doutes, de ses peurs inavouées, de tout ce qu'il aurait voulu faire si jamais... mais l'ambiance n'était pas à la confidence. Chacun d'eux marchait sur des œufs, si bien que Nash ne se voyait pas trop s’épancher. Alors il expulsait chacun de ces sentiments qui le bouffaient de l'intérieur ; en courant. Après un job, après une fille, des filles, après un brin d'exaltation. Il courrait, jusqu'à la chute. Ce matin. Entre asphalte et pelouse. Lorsqu'il avait rouvert les yeux, deux femmes, une cinquantaine d'années au compteur, se tenaient non loin de lui, main sur la bouche. Il pouvait lire un "certainement l'alcool !" dans leurs yeux faussement concernés. Elles avaient visiblement eu la décence d'appeler une ambulance dont la lumière lui brûlait la rétine ; ou était-ce le manque d'air ? On lui parlait. Il hochait la tête machinalement. Comme en transe, Nash avait l'impression de planer. Était-ce une perf, dans son bras ?
"What happpened ?" il avait la gorge sèche, la voix faible, l'égo blessé. Redressé, il essayait de capter le regard de la personne en uniforme qui s'agitait autour de lui, mais le flou de ses yeux n'aidait pas. Focus Nash, focus. Puis les lignes s'éclaircirent. Son visage, découvert. Il fronça les sourcils. Jolie.

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MessageSujet: Re: l'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses. (mads)   Jeu 18 Jan - 22:24

Les gens qui montent dans nos bagnoles sont des poissons hors de l’eau. - Mads était restée bloquée sur cette phrase, littéralement. Peut-être que son escouade était aigrie ou en manque de sommeil pour comparer les patients à des cas désespérés, et peut-être qu’ils avaient raison. Mais ça avait beau tourner dans son esprit, elle gardait les deux yeux fixés sur la route, les rescapés étaient au bord, elle était au volant, c’était comme ça. Les réalités cruelles ne perturbaient pas l’ordre des choses, il était tôt, l’air embourbait les sens, les voix ne s’élevaient nul part et Mädchen aimait plus que tout les premières heures de la journée. A sept heures c’était non pas une guerre froide mais une trêve établie entre tous les individus quels qu’ils soient; noirs, blancs, bêtes, intelligents, francs, menteurs, pourvoyeurs, voleurs, allumeurs, allumés, désespérés, espérants. Ils se donnaient une heure pour enclencher la bombe de la journée. 

D’ici là aucune victime, enfin presque. Mädchen colla le nez dans le col de son blouson en polaire, la caserne était glaciale et déserte, ça sentait le gasoil d’hier et l’hiver grimpait sur les murs doucement. Le mois de Janvier était particulièrement mauvais mais pour les ambulanciers c’était une véritable mine d’or, même si l’expression est mal chosie. Le premier coup de bipeur sonne le glas, Mädchen fait tourner les moteurs, ses deux collègues grimpent, le GPS s’allume paresseusement et ça traverse l’esprit de la jeune femme; Première victime. Les autres disent souvent qu’il ne faut pas compter parce que ça deviendrait vite macabre mais Mädchen y voit une fin mathématique, histoire de garder l’ordre clair des choses parce que Mädchen sait qu’il y a trois membres dans un corps défaillant. 



La victime.

Ceux qui étaient là pour secourir la victime.
Ceux qui n’étaient pas là pour secourir la victime.

Mädchen baisse la tête pour découvrir les dorures élégantes du cadran au dessus de l’entrée principale, quand elle se gare il n’y a personne d’autre, c’est pas pour rien que les joggeuses du matin et du soir sont les cibles favorites des tueurs en série. Le brancard se déplie dans un clic-clac familier, il heurte le sol, ça prendrait la gorge de n’importe qui de voir une ambulance traîner dans le coin, ça Mädchen en est sûre, mais c’est sa deuxième année de service, elle ne connaît pas toutes les fatalités du métier.

Deux silhouettes se distinguent dans les allées sinueuses, les deux sapées pour la torture quotidienne que Mädchen commence à porter en horreur, elle s’approche, les muscles de son visage se tendent automatiquement, les roues du brancard se couvrent de boue progressivement, elle roule jusqu’aux dames qui jonglent entre elle et l’évanoui, Mädchen se demande si elles se croient à un match de tennis, mais honnêtement elle n’est pas sûre de vouloir connaître la réponse à cette question. Au moins elle ne l’ont pas bougé, soit c’est un bon réflexe, soit un dégoût profond de l’humanité. Dans les deux cas Mädchen comprend.

Oh shit.

Ses joues prennent des teintes automatiquement mais faut se reprendre Mädchen, faut pas lâcher pas maintenant. Eh merde, c’était quoi son nom déjà? Crash? Ash? Bach? T'as couché avec tu te souviens pas? T'es en train de te demander pourquoi t'as pas eu tes règles, Mädchen?
Sorry, what?
Nothing. How long has he been out?’ La vie reprend son cours, et ouais Mädchen, l’enfoiré en charge épargne personne, même pas ceux et celles qui sont passés dans ton lit.
Elles échangent des banalités, des banalités floues dans lesquelles Mads s’emmêle, l’homme émerge une ou deux fois sans interagir, entre temps Mads a relevé son pouls, son rythme cardiaque et son taux de connerie personnelle.

Sir, it appears you have fainted, we are in Nose Hill Park, it is seven a.m.’ Ses mains écrasent les bords de son visage, elle examine cliniquement les yeux de son amant malchanceux, la lumière perce son champ de vision. ‘Can you tell me your name? Can you spell it?

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MessageSujet: Re: l'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses. (mads)   Ven 19 Jan - 19:31

C'est une drôle de chose, le souvenir. Souvent trop présent, tantôt beau, tantôt dévastateur, il se joue de vous, toujours. Affole le cœur, déboussole l'âme. Nash, il avait une bonne mémoire, avant. Il ne lui fallait pas plus de deux jours pour se souvenir des prénoms des mômes de ses classes, se souvenir que le petit Henry avait une intolérance au lactose et que la mère de Sophie avait une tendance couguar qui la poussait à poser des questions sur l'enseignant au travers de sa fille. Mais, depuis quelques mois, sa mémoire devenait plus sélective. Il commençait à oublier certaines choses. Des dates d'anniversaires. Le début du livre qu'il avait commencé trois mois avant et qu'il avait posé sur une table pour l'oublier ensuite. Certains souvenirs prenaient cette teinte sépia des vieux films et Nash se demandait parfois s'ils n'étaient pas le fruit de son imagination. Une déformation de ses envies. La ligne était fine, fragile, et il doutait. Il en avait même oublié sa chute. Ne se souvenait pas forcément de l'endroit où il se trouvait. Alors, de facto, ne savait pas pourquoi cette jeune femme était penchée au dessus de lui. Rêvait-il ?

"Do I know you ?" les choses lui reviennent en même temps que les maux de son corps se réveillent. Une respiration sifflante, des mots faibles, une douleur du niveau de l'épaule. Probablement pas cassée, il serait certainement en train de serrer les dents sinon. Alors, il cherche des réponses dans son environnement. Il porte un sweat, des baskets. Le froid le prend. Son corps chauffé par les foulées à répétition s'est refroidi. Bordel, mais quelle idée de merde que de sortir courir par ce temps !

"Sir, it appears you have fainted, we are in Nose Hill Park, it is seven a.m." la créature n'a rien d'un rêve, sa voix est claire, les informations simples. Il fronce les sourcils. Ce timbre, il a l'impression de le connaitre. Ces traits lui disent quelque chose, mais sa mémoire, sournoise, lui joue des tours. Sa question précédente prend alors ou toute autre forme : il ne veut plus simplement savoir qui est cette femme qui s'agite autour de lui dans son identité première ; il a besoin de savoir si d'aventures, leurs chemins ne se sont pas déjà croisés. Elle reste professionnelle. Pose ses mains chaudes sur sa peau. Ça le rassure, étrangement. Avant qu'elle ne braque sa lumière sur lui et lui attaque la rétine. Tout de suite, ça lui plait moins.

"Can you tell me your name? Can you spell it?" il reprend peu à peu ses esprits. Et il se sent irrité, Nash ; il n'aime pas être le centre de l'attention. Certainement pas dans cette position. "Yes, I'm ill, not stupid." il est con, aussi. Elle ne fait que son job, après tout. "Nash. Nash Collins." il est presque un habitué de la maison, il sait qu'elle va avoir à remplir des papiers, alors autant l'aider un peu. Dans sa tête, une machine folle : pourquoi ? Pourquoi est-il tombé ? Il a pensé à manger, à boire avant de partir. Il a bien pris ses médocs. N'a pas tenté de côte, est resté sur du plat, n'a pas accéléré le pas. Énervé de ne pas trouver les réponses à ses questions, il prend une grande inspiration et la tousse. Ça lui fait mal aux bronches. Le froid, sûrement.

"I'm fine..." le regard des deux commères le transperce, il sent qu'il ne fait pas illusion. "I'm going to be fine. You probably have better things to do... You know, real people to help." sa respiration est encore un peu tremblante, sa diction un peu lente, mais ça va mieux. Alors bien sûr qu'il essaye d'éviter la case hôpital. Il commence à en avoir marre, Nash. il essaye simplement de reprendre le cours de sa vie. Avec un peu de chance, elle le laissera. Bien qu'il en doute.

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MessageSujet: Re: l'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses. (mads)   Ven 19 Jan - 20:23

Mädchen garde des yeux opaques, vides des soirées tumultueuses, du souffle de l’inconnu - désormais définitivement Nash Collins - dans les creux de sa nuque, ses mains reviennent sagement en arrière. ‘I’m well aware you’re not Sir, but some patients loose sight of what is happening which is why we ask such generic questions.’ Elle fait attention à chaque nombre sur le déroulé désordonné de ses collègues, le pouls est correct, la tension faible, ce qui est normal en cas de malaise, le rythme cardiaque est élevé, les données s’accumulent et Gansey tente de se concentrer sur une seule réalité à la fois, elle sait pourquoi son corps s’emballe, pourquoi un point dans sa nuque l’alarme qu’elle n’est pas indifférente, pas insensible, pas cruelle, juste humaine. 



Le reste du monde semble la rattraper, lui braquer le pistolet contre la tempe, la secouer de toutes ses forces, vouloir l’envoler comme une poupée de papier. Mädchen aide Nash Collins à grimper sur le brancard, les simples contacts électrifient dans un désireux appel à la connerie, mais Mädchen sourit par réconfort et ne lui colle qu’une étiquette à la fois. Patient, victime, malade, borné, embarrassé, pressé. Pressé de quoi? En finir avec l’interaction du jour, une de plus, une de trop. ‘There’s no such thing. Now lay down so I can take you to the vehicle.’ Elle espère que tout va se noyer dans le bruit des roues capricieuses du brancard, elle espère qu’elle va passer au dessus comme elle le fait toujours, c’est un espoir compréhensible quand la plupart des hommes qui ont traversé votre vie se sont barrés en courant ou ont été catapultés d’un bout à l’autre d’une route meurtrière.



Mais elle est pas naïve non plus, elle se prépare à la conversation qui va suivre l’intervention, pour un peu elle aimerait presque que Nash Collins s’évanouisse à nouveau devant ses yeux. Une fois devant l’ambulance, Tommy et Grayson, les deux collègues installent une perfusion pour que Nash Collins ne retombe pas dans les pommes. Mädchen s’enfonce dans le bizarre de la situation, il va probablement ruiner sa vie avant de ruiner la sienne s’il continue à se retrouver à l’arrière de machines peintes en rouge et blanc.

Were you running on an empty stomach? Do you have any condition we should be aware of?’ Mädchen reprend là où elle s’est arrêtée, elle laisse rouler ses yeux près de ceux de Nash Collins qui n’est que deux mots pour elle à ce moment précis.
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MessageSujet: Re: l'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses. (mads)   Sam 20 Jan - 0:12

Il se sent ridicule ; complètement ridicule. De ses vêtements à ses mots, en passant par la situation, Nash sait qu’il ne fait pas bonne impression. Ce n’est pas qu’il cherche à impressionner l’ambulancière, simplement à retrouver un peu de constance. Les lambeaux de son égo tombent un à un, l’anglais rend les armes. Tant pis. Il a l’air pitoyable. Autant essayer d’assumer. "I’m well aware you’re not Sir, but some patients loose sight of what is happening which is why we ask such generic questions." elle est bien sûr d’elle ; il pourrait être le dernier des crétins après tout. L’est peut-être, quand on y pense. Lui du moins, se pose la question. "Sorry, I don’t mean to be an ass." c’est déjà un début.

Son regard cherche le sien mais impossible de s’y poser ; c’est comme si elle regardait tout de lui, sauf lui. Elle ausculte, prend les mesures, des notes, s’assure que physiquement rien n’est cassé. Et pour ce qui est de l’intérieur, pour les fêlures de l’âme, est-ce qu’elle a un remède ? Un pansement un peu spécial ? Il meurt d’envie de poser sa main sur la sienne, quelques secondes à peine, pour que cet échange gagne en humanité. Il n’en fait rien. Ce n’est pas le moment. Pas le contexte. Probablement pas la personne avec qui... "There’s no such thing. Now lay down so I can take you to the vehicle." Il s’exécute, automate sous ses ordres. À quoi bon se battre, elle est plus forte que lui. Il le sait. Il le sent dans sa voix. Dans sa posture. Alors d’accord. Il s’allonge à contre cœur et se laisse rouler comme le malade qu’il est. Tente un sourire pour les deux nouveaux uniformes qui daignent s’occuper de lui. Mais Nash, c’est elle qu’il cherche. Parce qu’elle a quelque chose de rassurant en elle. D’inexplicable.

Une perfusion dans le bras, une de plus. Son bras a été massacré par les aiguilles ces derniers mois alors il voit le regard de l’ambulancier, douteux. Il a envie de lui mentir, de lui dire que c’est la dop, qu’il a l’habitude, qu’il faut juste taper un peu pour que la veine gonfle. Mais ça n’a rien de drôle, alors il se retient. Puis, elle revient dans son champ de vision. Bouffée d’air. "Were you running on an empty stomach? Do you have any condition we should be aware of?"  l’interrogatoire est robotique. Il se redresse sur son brancard un peu bancal. Hors de question de rester allongé. Il retrouve un peu de confiance. "No, and yes."  elle veut la jouer simple, il est d’accord. "Pulmonary fibrosis. Kinda new, they found it about a year ago. I guess I’m still ajusting !" ironique ; il ne s’y fera jamais. Mais il essaye de rire de la situation Nash, c’est bien la seule chose qui lui reste. "Which leads us to your next question : what I am on ? Well, corticoids for one, low dosage though for now. And some cyclophosphamide – awful to say by the way. I tried some azathioprine at first but it didn’t go very well, so they switched it about seven month ago…" talk dirty to me… non, il ne trouve pas ça impressionnant. Au début, il ne savait même pas dire ce qu’il avait. Aujourd’hui, il connaît son dossier médical par cœur. Le revers de la médaille, dans un sens. "But other than that, I’m fine !" encore une fois, il veut détendre l’atmosphère, à défaut de se détendre lui. Parce qu’il les connait, ces regards. Ceux de la pitié, lorsqu’il évoque son cas avec un peu plus de sérieux. Il est bien trop jeune pour ça, qu’on lui dit ! Oui, bah la vie ne choisit par comme ça ses victimes. Qu’il n’a pas eu de chance ? Faux, il aurait pu continuer longtemps sans savoir qu’il était malade. Au moins, aujourd’hui, il sait à quoi s’en tenir. Nash a les réponses toutes trouvées à ce genre de banalités. Ça ne rend pas forcément les regards plus faciles. Et quelque chose lui dit que le sien… le sien pourrait lui faire un poil plus de mal. Allez savoir pourquoi.

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MessageSujet: Re: l'eau transparente de ton souvenir caressait les sauges mouillées et les mousses. (mads)   

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