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 the book of love is long and boring (ely)

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MessageSujet: the book of love is long and boring (ely)   Dim 21 Jan - 14:21

    The book of love has music in it
    In fact that's where music comes from.


    Les enfants sont sortis. La maison raisonnait à l’écho de leurs voix innocentes, se laissant entraîner par la valse folle de leurs nombreux allés-retours dans l’escalier. Et puis la maison s’est tu. Dans l’escalier, plus personne ne court. Dans l’entrée, leurs manteaux ont disparus, et seuls restent sagement alignés leurs bagages pour la semaine à venir. Les enfants sont près à partir. Ils l’étaient suffisamment tôt pour répondre aux plaintes de jack murmurant à ses sœurs combien il aimerait aller au cinéma, juste une fois, juste tous les trois. Et jack a ce regard, ce drôle de regard qui vous ferait bondir le cœur. Alors ils ont glissés leurs corps d’enfants-félins dans la vieille volkswagen d’emilia, lui faisant promettre de prévenir leur père qu’ils auraient du retard, suffisamment pour qu’il ne vienne pas les chercher trop tôt. Depuis la porte ouverte, elle les a regardés partir emilia, ses enfants. c’est à vous remuer le ventre que de voir s’éloigner ces êtres tant aimés. Elle se souvient de chacun d’eux, minuscule dans ses bras. Elle se rappelle leurs rires et leurs larmes enlacées. Elle se rappelle leurs premiers pas, leurs premières chutes. Ils sont sa première fois pour tout, l’inconnu à chaque battement de cil. Alors quand ils s’éloignent avec cette légèreté immense qui dessine leurs visages, c’est un sourire qui vient se peindre sur les lèvres d’emilia. Et puis le téléphone sonne, et emilia disparaît derrière l’épaisse porte d’entrée. Ils avaient acheté la maison après qu’elle ai récupéré les clés du salon, se faisant la promesse d’y garder protégée cette douceur amoureuse qui leur allait si bien. Alors parfois, quand emilia franchit le seuil de la porte, ça lui noue le ventre, un peu, de se demander comment les choses ont pu en arriver là. Comment on peut apprendre à vivre comme on a jamais vécu. L’un sans l’autre.

    La porte refermée, le corps d’emilia glisse à l’intérieur sans trop faire attention au bazar qui règne dans le petit salon. La maison n’est pas vraiment grande, mais les enfants ont parfois cette capacité à la rendre minuscule. Le cartable de jack s’est vidé sur le tapis, et emilia ramasse du bout des doigts un feutre débouché en s’emparant du téléphone. C’est lui, c’est l’autre. Cet homme qui la regarde à nouveau, et qui murmure son prénom avec la crainte qu’elle ne raccroche. Elle ne réponds pas quand les enfants sont là, mais les enfants sont partis. Pourtant, il y a quelque chose d’absent dans la voix d’emilia, quelque chose de lointain quand elle referme le stylo et se laisse tomber en tailleur sur le canapé. Il est cet élan de légèreté du fait d’être parfois si éloigné de sa famille. Il est parfois ce nœud violent à l’intérieur de la poitrine, quand emilia réalise tout ce qu’il pourrait bousculer dans sa vie. Alors elle écoute et acquiesce, parfois même elle sourit. Parce qu’elle a cette jolie manière de sourire emilia, celle qui veut dire « tout va bien », tout le temps. Elle a le regard rieur, et parfois habité par tant de couleurs. Elle a sous les yeux le dessin des années parfois trop lourdes à porter, et sur les lèvres la richesse qu’a encore à lui offrir l’éternité. Elle se lève, retire ses chaussures. Pieds nus sur la plancher, elle devient légère, adolescente d’un autre temps, qui comme ses enfants aurait couru à s’en rompre les chevilles contre les marches abîmées. La voix parle encore quand elle glisse son corps dans la cuisine pour se servir un verre de vin. Emilia ne boit pas seule, n’allez pas croire. Mais cet après-midi là, le défilé des minutes avait quelque chose d’un peu trop différent. Et puis finalement, la voix se tait. Il l’embrasse qu’il murmure, et elle qui ne répond pas. Je te rappelle qu’elle ajoute, comme une promesse éphémère, et le souhait silencieux de remettre à plus tard leur tête à tête. Le temps est passé trop vite, et dehors une voiture vient provoquer les graviers. C’est lui. Ely Fletcher venu chercher sa douce progéniture. Il fut un temps où la simple vu de son corps glissant hors de la carcasse de sa voiture lui faisait bondir le coeur. Aujourd’hui les choses sont différentes, et emilia sourit en poussant la porte de l’entrée.

    Entre ses doigts fins, le verre de vin reste niché,trésor fragile qui risquerait d’être ébranlé. Elle aurait du l’appeler mais elle ne la pas fait. Alors pieds nus, elle s’avance vers lui, sibylle au regard d’enfant. Emilia sourit, encore. A croire qu’un sourire pourrait l’empêcher de voir que les enfants ne sont pas encore rentrés. « Salut » qu’elle murmure. « Je devais t’appeler pour te prévenir, Noah a emmener les enfants au cinéma, Jack insistait et... » Debout devant lui, emilia hausse doucement les épaules. Il est tellement immense, et elle tellement minuscule. Elle parle trop parfois emilia, surtout quand elle ne sait pas quoi dire. « Je suis désolée, j’aurais dû t’appeler. »  

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