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 don't blame me.

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Pseudo : Margot.
Célébrité, © : Baille Madison (©les roses noires)
- Age : quatorze ans, c'est jeune, c'est pas facile.
- Job : collègienne, on lui demande ce qu'elle veut faire après mais elle répond jamais vraiment.
- Love : célibataire.



MessageSujet: don't blame me.   Lun 22 Jan - 12:11


 
 
don't blame me

La journée avait été longue et tout ce qu'elle rêvait de faire c'était de rentrer. Rentrer, se blottir sous sa couette et ne pas en sortir avant le dîner. Pourtant, la voilà qui se retrouvait dans le bureau du principal à prétendre qu'elle l'écoutait avec ce regard qu'ont les ados, celui qui veut dire « cause toujours tu m'intéresses. ». Elle hochait la tête parfois, pour donner le change. Qu'est-ce qu'elle pouvait faire d'autre ? Elle n'allait pas fondre en larmes et lui dire que cette journée et toutes les autres étaient un enfer pour elle, que sa réaction était due à un trop plein. Elle se le refusait, pourtant elle aurait pu. La journée avait commencé par un nez de cochon en plastique déposer dans son casier avec un petit mot pour l'accompagner « ugly fat pig », la grande classe. Le tout avait été suivi par des insultes et des propositions de faveurs sexuelles comme si elle était la pute du quartier, prête à s'agenouiller sur demande. C'était déjà beaucoup mais c'était peu, presque rien et elle avait bien conscience que la journée était loin d'être fini. A la pause du matin, elle avait croisé le chemin de la bande de fille la plus méprisable du lycée, la bande clichée tout droit sorti du film mean girl. Bien sûr, elle n'avait pas pu passer inaperçu et elle s'était retrouvée tâchée par un lait chocolaté qu'elle n'avait pas réussi à rattraper dans les toilettes. Alors forcément, les regards se posaient sur son haut clair, tâché et elle entendait les gloussements à peine étouffés. Elle avait terriblement envie de sa cacher, de pleurer dans un coin et de sécher tous les cours mais elle devait faire face. Alors, elle avait continué sa journée et essuyé plus d'insultes. Elle prenait sur elle, elle encaissait jusqu'au moment où ce ne fut plus le cas. C'était le cours de littérature, la classe était plongée dans l'obscurité pour regarder un extrait de Roméo et Juliette. Dans l'ombre, elle aurait pu se faire oublier mais il y avait l'une de ces filles derrière elle, bien décidée à la faire réagir. Rory avait ignoré les mots chuchotés d'une méchanceté absolument gratuite, elle avait ignoré les petits bouts de papiers lancés. Seulement, lorsque cette pimbêche se permit de « faire tomber »sa bouteille d'eau sur Rory, s'en fut trop. La gosse s'était levée d'un coup et sans même penser à tourner sa langue dans sa bouche, elle était déjà en train d'insulter sa « camarade ». Le prof n'avait pas vraiment apprécié, après tout ce n'était qu'un accident et Rory réagissait de manière excessive. Si excessive qu'elle continuât de l'insulter, se donnant en spectacle, les yeux remplis de larmes. Voilà comment elle en était arrivée dans le bureau du principal, à attendre sa mère. Alors oui, elle aurait pu tout lui expliquer mais cela semblait totalement dérisoire pour elle, personne n'allait la croire, ce n'était que des enfantillages.
Elle le regardait, elle n'écoutait pas vraiment. Elle entendait bien qu'il jugeait son comportement inquiétant, que les bavardages pouvaient être excusés mais pas un tel comportement. Blablabla, le cerveau de Rory ne prenait même pas la peine de prendre en compte les remarques parce que ce type ne savait rien, personne ne savait rien. On toqua à la porte et alors que la voix du principal invitait la personne à entrer, Rory s'enfonça un peu plus dans son siège. Elle savait que c'était sa maman et que si elle devait avoir des ennuis, ils commençaient maintenant. « Madame Fletcher, merci d'être venue. ». Loupé, Fletcher ce n'était plus d'actualité. C'était un détail mais au moins, cela faisait sourire Rory, de manière narquoise certes mais c'était toujours ça. « Si je vous ai demandé de venir c'est parce que le corps enseignant et moi-même sommes très inquiets du comportement de Rory. ». Que des conneries, ils en avaient rien à faire, elle faisait seulement tâche dans le paysage quand elle l'ouvrait. « Est-ce qu'il a des problèmes à la maison ? ». A la maison ? En voilà un qui semblait doué pour nier l'évidence, le problème venait de son établissement. Rory osa enfin porter un regard à sa mère, ce regard qui voulait dire que non, le problème ce n'était pas à la maison. Et bien évidemment, elle ne put rester silencieuse. « Mais trop pas ! Rien à voir... ». n'importe quoi, seulement avec cette intonation, elle s'enfonçait quelque peu.
 
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MessageSujet: Re: don't blame me.   Lun 22 Jan - 22:38

    Penser à toi, c'est comme jeter des flocons dans un feu. Il est une forme de bonheur qui me fait peur à peu près pour toujours.

    A l’arrière de la boutique, l’homme charge puis décharge une pile de cartons. Et puis il parle, beaucoup. Du trajet pour venir jusqu’à la boutique, de la difficulté à accéder à la ruelle derrière, du poids des cartons. Pourtant il sourit quand il regard emilia, il coiffe ses cheveux vers l’arrière et remonte son pantalon quand il grimpe dans le camion. Il dit « madame » quand il lui tend le bon de commande, et il lui fait promettre de revenir la semaine suivante. Elle sourit aussi amusée de le voir s’agiter ainsi, joli pantin aux traits vieillis, personnage éphémère qu’elle ne croise que parfois, et qui pourtant à chaque fois emporte avec lui ce vent si léger. Il est différent des autres personnes qui s’aventurent ici. Un salon d’esthétique, ce n’est pas forcément le genre d’en tête qui attire les vieux hommes bourrus. Ici défilent les princesses au visage porcelaine qui s’en vont virevolter avec leurs cous parfumés. Lui a quelque chose de plus authentique, alors quand il s’éloigne, emilia s’applique à agiter ses doigts si fins dans sa direction. Il est cette rupture dans le quotidien. Ce drôle de moment où dans l’arrière boutique, emilia fait état du contenu des cartons qu’il lui a apporté, fait l’inventaire de ce qui lui restera à commander. Elle était pas vraiment faite pour ça emilia, elle n’avait rien de la femme d’affaire bonne à gérer un salon. Elle n’y connaissait pas grand-chose, elle n’avait pas non plus l’allure des dames qui se passionnent pour l’esthétique ou la mode. Mais elle avait cette étincelle dans le regard, ces yeux rieurs et cette manière si singulière d’aborder les gens. Elle avait cette manière d’aimer les choses, et rapidement, elle a eu cette manière d’aimer ce lieu. Son endroit, une sorte de refuge. Ely venait rarement ici, et si les enfants dans les premières années de leurs vies ont parfois pu l’accompagner, ça fait bien longtemps qu’elle ne les y a pas vu. D’une certaine manière, l’endroit lui ressemble. Intérieur fragile à la douceur colorée. Emilia n’était pas vraiment faite pour ça, et pourtant, ce jour là, elle enchaîne les geste machinalement.
    Jusqu’à ce que le téléphone sonne.
    « Emilia ? »
    Agenouillée devant un carton, elle ne répond pas d’abord. Enfant lunaire, femme solaire.
    « Emilia, c’est pour toi. L’école de Rory. »
    La voix qui s’approche, elle la connaît. Elles travaillent ensemble depuis plusieurs années déjà. Elles dînent parfois ensemble, suffisamment pour connaître le prénom des enfants de l’autre. Rory, sa Rory. Ca fait un nœud dans son ventre à emilia, parce que l’école n’appelle pas. L’école écrit parfois combien l’enfant parle, bavarde, fait rire et rit à son tour. Rory comme une souffle délicat. Rory si légère dans sa maladresse d’enfant. Mais l’école appelle. Ce jour là comme tant d’autres avant, emilia a du mal à croire que Rory a changé.

    Assise dans le bureau, elle les entend emilia, les paroles de ce principal qui s’efforçait de paraître bienveillant. Pourtant, emilia n’avait de cesse d’observer cette jeune fille assise à quelques centimètres d’elle, et qui pourtant paraissait si loin. Quelque chose avait changé, quelque chose c’était éteint. « Est-ce qu'il a des problèmes à la maison ? » A la maison ? Alors emilia se redresse, fronce les sourcils. A la maison. A la maison rien n’a changé depuis que Rory a fait son entrée au collège. Un père qui ne vit plus là, une mère qui travaille parfois trop. Mais les choses ne changent pas. Elle s’apprête à répondre, hésite à lui demander de se mêler de ses affaires. Parce qu’emilia elle a parfois cette tempête dans le regard quand on approche de ses enfants. Mais Rory est plus rapide, Rory fougueuse. « Mais trop pas ! Rien à voir... » Sans y faire attention, emilia saisit sa main qu’elle vient serrer fort contre la sienne alors qu’on se regard vient de nouveau se glisser sur elle. « Rory » qu’elle murmure. Rory pour se donner de la constance, et pour savoir la juste position à adopter. Rentrer dans le jeu de l’homme qui remonte ses lunettes sur son nez proéminent, ou apaiser la colère de l’adolescente recroquevillée dans son siège. Ils en ont parlés avec Ely, crise d’adolescence qu’ils ont dit, peut-être. Alors emilia, la main de sa fille toujours nichée au creux de la sienne, s’avance sur son siège. « Écoutez, je ne sais pas ce qui vous amène à vous inquiéter, mais notre organisation familiale n’a aucunement besoin que vous veniez y mettre votre nez. J’entends parfaitement vos craintes, mais je souhaiterais pouvoir en parler seule à seule avec Rory avant d’envisager de une thérapie familiale ». Sa main s’éloigne doucement de celle de sa fille pour venir chercher la bretelle de son sac. Le regard posé sur l’homme en face, elle lui sourit, jolie fleur au regard certain. « Si vous voulez bien, je prendrais soin de vous tenir au courant ».

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MessageSujet: Re: don't blame me.   Mer 24 Jan - 17:49


 
 
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Le monde tournait et la gamine, elle s’arrêtait, elle observait. Elle avait l’impression que le spectacle qui se passait sous ses yeux était une farce, irréelle. Seule la présence de sa mère lui faisait serrer la mâchoire, réalisant que tout ce bordel était bien réel. Est-ce que sa mère allait lui offrir une leçon de morale ? Allait- elle s’inquiéter ou laisser couler ? Ces derniers temps, Rory, elle aimait bien se faire oublier, là il y avait bien trop d’attention pour sa petite personne. Seulement, elle refusait d’entre -même à demi-mot- que son mal être avait pris racine chez elle, chez ses parents. « Rory ». Le murmure de sa mère et cette main qui serre tout naturellement la rassure quelque peu, l’apaise. Elle savait bien qu’elle ne devait pas parler comme cela mais comme à son habitude, elle n’avait pas fait attention, elle avait les mots sortir sans se soucier du reste. « Écoutez, je ne sais pas ce qui vous amène à vous inquiéter, mais notre organisation familiale n’a aucunement besoin que vous veniez y mettre votre nez. J’entends parfaitement vos craintes, mais je souhaiterais pouvoir en parler seule à seule avec Rory avant d’envisager une thérapie familiale ». Elle se retenait de sourire, la gamine. De toute façon, pour une thérapie familiale il faudrait la tirer par les cheveux et lui faire boire un sérum de vérité. L’homme croisa les bras, se redressa quelque peu dans un soupir comme pour s’imposer mais déjà la main de la maman avait quitté celle de sa fille pour attraper son sac à main. « Si vous voulez bien, je prendrais soin de vous tenir au courant ». A ce moment, Rory était la plus heureuse de partir, elle avait craint de rester dans ce bureau pendant des heures jusqu’à être forcée d’écrire une lettre d’excuse ou quelque chose dans cet esprit. « Très bien, je ne vous retiens pas plus longtemps. Toutefois, ce genre de comportement ne doit pas se reproduire n’est-ce pas Rory ? ». La gosse, elle leva les sourcils, surprise qu’il s’adresse à elle, comme si elle en avait quelque chose à faire, comme si elle allait promettre d’être sage. Un instant, elle envisagea de lui demander si elle était directeur de maternelle ou proviseur d’un collège. Pour une fois et fort heureusement, elle se contenta d’un vague -très vague- hochement de tête avant de lever les yeux au ciel.

Sortant de cet affreux bureau avec sa mère, la gamine avança quelque peu avant d’oser lever le regard sur sa mère et parler. « T’es en colère ? ». Oui venir la chercher au lycée sur un appel du proviseur, elle avait conscience que cela pouvait énerver. D’autant que sa mère elle n’était pas à la maison à rien faire, à attendre qu’un de ses gosses ait un problème non, elle bossait et pas qu’un peu. « J’pensais pas qu’ils allaient t’appeler pour si peu, c’était vraiment rien… ». Rien ? Non, ce n’était pas rien, en tout cas pas ce qu’elle avait vécu. Sa réaction n’était pas rien non plus, elle était excessive, bien trop excessive quand on isolait l’évènement. Seulement, Rory elle voulait minimiser pour se faire oublier, pour garder les choses pour elle, en elle, remplir un peu plus la cocotte-minute. Elle avait peur de craquer, peur de réaliser ce qui se brisait en elle, peur de s’effondrer.

 
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