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 Juste la fin du monde → Priam

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Pseudo : Noodle
Célébrité, © : Micky Ayoub
- Age : Je suis né un quatorze Février il y a de cela vingt trois ans, dans la ville d'Acapulco.
- Job : Dans la vie, je suis mécano, j'aime être en contact des moteurs, sentir l'odeur de l'huile et entendre le cliquettement du métal et des boulons.
- Love : Aimant trop les femmes pour un temps restreint, curieux de découvrir la nouveauté d'une femme encore jamais conquise, je ne peux me résoudre à être autre chose que solitaire. Mais elle est là, elle, elle me tient.




MessageSujet: Juste la fin du monde → Priam   Mar 23 Jan - 19:01



Juste la fin du mondePriam & PacoLes poings serrés, j'observai la silhouette de l'homme qui allait détruire ma vie disparaitre dans l'aveuglante lumière du monde extérieur. Soudain, une panique démesurée s'abattit sur mon être. M'obligeant à me recroqueviller sur moi-même. Un mal de crâne prenant toute ma tête. Me balançant d'avant en arrière, je tentais de me calmer. Qu'allais-je faire maintenant ? Comme si ma vie n'était déjà pas un calvaire. C'est comme si, je n'arrivais pas à m'empêcher de me foutre dans une merde noire de laquelle on ne sort jamais. Sans demander mon reste, j'ai fermé boutique, tant pis si ma paye en pâtissait, il fallait que je m'en aille. Mon premier réflexe fut d'enfiler ma veste en cuir et mon casque afin de monter sur ma moto. Démarrant en trombe, faisant vrombir le moteur sur les routes, j'ai risqué l'accident à plusieurs reprises. Quelque part, je ne pus m'empêcher de me dire que je le cherchais. Mourir était probablement une solution. Une solution de lâche, mais une solution quand même. Puis j'ai pensé à elle. Elle ne s'en remettrait probablement jamais. Quoiqu'il en soi, je refusais de lui infliger une telle perte. Et je refusais également de me plier aux exigences de son géniteurs. Mais quel genre de relation aura t-elle avec lui finalement s'il allait jusqu'au bout. Comment allait-elle vivre un tel calvaire. J'étais coincé, de toute part, aucune échappatoire. Je savais également qu'il ne lâcherait jamais. Que je finirais devant un juge, un procès au cul. Il gagnerait, indéniablement, de part mon passif pas tout blanc, de par le fait de mon existence toute entière. Je me suis arrêté sur une place pas bien grande, en travers, trop pressé pour me focaliser sur la bonne position d'arrêt de ma moto. J'ai, comme à mon habitude, grimpé jusqu'à la fenêtre de la chambre de Priam par l'escalier de secours. Elle était ouverte, comme d'habitude. A maintes reprises, je lui avais dit de la laisser fermé. Qu'un jour, elle aurait des problèmes. N'importe quel connard mal intentionné aurait la même idée que moi, et s'en serait fini de son existence plus ou moins tranquille. Entrant, je la vis. Elle était là, seule, à faire je ne sais quoi. Je me suis allongé sur son matelas. Et bien que j'imaginais qu'il n'avait pas coûté autant que celui de celle qui faisait battre mon palpitant, il sentait le confort à tel point que j'aurai pu me laisser fondre dedans. Observant le plafond, j'ai laissé échapper le plus long soupir de ma vie. "J'ai merdé Pri" Ni plus, ni moins. Avoir merdé était quelque chose de vieux, Priam en avait vu des vertes et des pas mûres en ce qui me concernait. Mais dit de cette manière, cette phrase avait un sens bien plus lourd. On était loin des bagarres dans les ruelles sombres de Calgary à la sortie des bars à la petite réputation. On était loin de la consommation abusive de cocaïne ou de crack. Et on était loin de la guerre civile entre mon père et moi. Qu'adviendrait-il de lui d'ailleurs ? Si je finissais au trou. Il finirait certainement en ivrogne grotesque en dessous d'un pont, puant la pisse et la crasse de ceux qui n'en veulent pas plus. "J'ai merdé grave..."© YOU_COMPLETE_MESS

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- Age : vingt-trois éraflures sur tes mains livides.
- Job : skateuse pro, c'est pas parc'que t'es une gonzesse qu'il t'est impossible d'tenir sur une planche à roulettes.
- Love : le cœur cabossé qui refuse d's'avouer amouraché.




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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde → Priam   Mar 23 Jan - 22:44



longue journée, princesse. énième rendez-vous à l'hôpital, rendez-vous où on t'a un peu plus pris la tête avec c'putain de gamin qui grandit dans ton ventre, l'résultat d'ta plus belle connerie, l'résultat qu't'as récolté après avoir osé t'abandonner dans les bras de mael, il y a trois mois de ça. sombre punition, putain d'punition. t'as cru qu't'allais chialer, priam. t'as cru qu't'allais craquer, devant la gonzesse vêtue d'une blouse blanche qui a pris l'temps d'te rassurer, d'te dire qu'néanmoins, si tu fais attention, y'aura pas de souci. qu'ça ira  bien. et t'as pas cessé d'le dire, toi, qu'tu veux pas de ce grinch, de c'truc qui prend déjà trop de place dans ton existence. terrorisée, jolie blondie, qu't'es rentrée. dans l'brouillard, perdue, la sensation qu'ta vie t'file entre les doigts. qu'ça t'étais pas destiné, ça, qu'c'est un coup du sort.

priam, t'annules tout, aujourd'hui. annulée, ton heure de skate, annulée l'heure où t'aurais dû donner un cours à des adolescents prépubères en manque d'adrénaline, où t'aurais compté les chutes, où tu t'serais marrée dans ton coin. non, t'as pas la tête à ça, t'as pas la tête à sourire, à faire semblant, à gueuler après des débiles pas attentifs. tu t'es affalée dans ton lit, en rentrant, t'as coupé ton téléphone, ignoré les quelques messages d'la bande, ou même d'mael. t'as pas vérifié, à vrai dire, l'garçon, depuis qu'tu l'as envoyé bouler, depuis qu'tu l'évites, il t'parle pas, il t'parle plus et secrètement, sweetie, t'aurais aimé qu'il t'retienne. t'aurais aimé t'dire qu'tu traverses pas cette passe seule. bordel. combien d'temps t'es restée là, les yeux rivés sur l'plafond, dans l'vide ? des heures. l'après-midi qui a défilé, l'silence qui a régné en maître, l'jour qui a fini par détaler alors qu'tu t'décides à t'lever, à appeler l'boss notamment pour t'excuser d'ton absence. puis y'a un bruit, et tu sursautes, princesse, alors qu'tu retournes dans ta chambre. tu sursautes lorsque tu vois paco, là. ton coeur qui s'arrête quelques secondes sous la surprise. j'ai merdé pri. regard interrogateur d'ta part, quand tu rejoins ton ami, dans un silence d'plomb. comme si bouche cousue. tu l'sens pas serein, paco, tu l'sens pas comme d'habitude, c'est pas l'crack qui l'fait délirer, l'crack que tu voudrais l'voir éradiquer d'sa vie à jamais, l'crack dont t'as peur. tu veux pas apprendre qu'il est mort, un beau matin. mort en junkie. ça t'fait peur, même si tu l'dis pas, même s'il l'saura jamais. j'ai merdé grave... et ça t'inquiète, priam, parc'que t'sais bien qu'il s'met pas dans des états pareils pour rien, l'gaillard. qu'c'est pas un d'ses bad-trips à la con. soupir. on est deux.. qu'tu finis par souffler, doucement. y'a pas d'froideur dans tes paroles, pas d'masque. chienne de vie, pas vrai ? qu't'ajoutes, avec un fin sourire en coin.  raconte moi, paco..

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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde → Priam   Mar 23 Jan - 23:08



Juste la fin du mondePriam & PacoChienne de vie qu'elle dit. Je laisse échapper un semi rire. Elle a raison putain. "Chienne de vie." Que je répète, comme pour affirmer ses paroles. Et l'inquiétude, je la sens dans son regard. Elle est palpable, même, dans l'atmosphère. Et comme à mon habitude, je sors mon paquet d'clope de la poche avant de ma chemise, j'en pince une entre mes lèvres, me redresse et me cale sur le rebord de la fenêtre. Je l'allume, embrasant le bout par le zipo super classe qu'elle m'a offert. J'arrive pas à dire son nom, n'en vient même pas à oser le penser. J'inhale la fumée longuement. Elle me demande de raconter. Mais le silence s'installe, mes yeux scrutant la décoration de la chambre de Pri. Elle a pas changé durant toutes ces années, bien que skateuse n'ayant pas peur des bleus et des égratignures, elle est princesse, la jeune fille. Je me redresse, fais le tour du domicile, m'arrête devant sa collection de fringues que je trouve personnellement interminable, moi qui n'ai que cinq sortes de jeans et une vingtaine de tee shirts chemises. Je parcours les tissus de la pulpe de mes doigts. C'est marrant comme ça passe du doux, au râpeux d'un coup d'un seul. Je m'arrête ensuite sur la décoration murale, je sais même pas  ce que j'en pense, ptet que c'est joli tout plein. Je repense alors à la chambre de cette fille pour laquelle mon palpitant s'affole. Princesse, tout comme elle. Mais y'a des guirlandes lumineuses dans la sienne, une photo de nous, cachée sous l'oreiller, comme si j'étais le secret de toute une vie. Secret pas si bien gardé, mais son secret quand même. Je repense à ses oreillers, bien trop nombreux pour le commun des mortels, mais intéressants et affolement plaisants durant les longues nuits d'amour. J'ai l'impression de m'être perdu dans mes pensées durant des heures, alors qu'en réalité, ce ne fut qu'une fraction de secondes. Mais le fait était que... je l'avais dans la peau. C'était comme ça. Je me suis approché de la fenêtre pour balancer ma clope à demi consommée. Mon regard se tourne vers la blonde, qui m'observe, attendant. J'sais pas c'qu'elle imagine. Probablement qu'elle pense que je me suis frité à un trop gros poisson. Que j'ai cherché la mauvaise personne, que j'ai des dettes dues à ma consommation trop importante pour elle. La vérité c'est qu'à partir de l'instant où cet enfoiré de daron m'a sorti sa menace, elle allait augmenter. Elle allait incroyablement augmenter, quoi qu'il en coûte. Mais voilà, la drogue n'est pas la question. Là il est venu le temps des confessions. Le genre de confession qui chamboule tout, qui fait tout retourner. La vérité qu'on sait, et la vérité que l'on pense connaître. Qui bouleverse les amitiés trop faibles et qui déçoit les amitiés trop fortes. "Elle était bien trop jeune putain..." Priam devait se douter de l'identité de celle qui occupait mes pensées. Elle ne l'avait jamais vu, mais j'en parlais sans cesse, comme un trophée, comme une fierté, comme pour montrer que même moi, salopard de gamin raté, je pouvais avoir ce qu'il y avait de plus précieux. "Elle était trop jeune et j'le savais bordel..." Là était le commencement de toute une louche de merde...
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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde → Priam   Mer 24 Jan - 0:34

il rit à moitié, l'garçon, et ça t'fait un peu sourire tandis qu'il vient faire écho à tes précédents mots, balancés, comme ça. et tu l'regardes, tu l'détailles attentivement, paco. tu cherches à trouver la faille chez lui qui trahira c'qu'il te cache, c'qu'il a à te dire. tu l'vois parcourir la pièce, et tu lui demandes, toi, priam, c'qu'il se passe. tu lui demandes de t'raconter et tout c'que tu t'prends, c'est un mur dans la gueule. paco fermé, paco probablement perdu et une partie d'toi pense à cette gamine à la con dont il s'est amouraché. quelle idée. t'as jamais approuvé, tu lui as jamais caché. persuadée qu'cette gosse serait source d'emmerdes, pour lui, pour l'groupe. t'aimerais avoir des superpouvoirs, pri, ceux qui permettent d'voir c'que pensent les gens, remonter l'temps aussi, revenir à cette soirée d'corps à corps avec l'français et intervenir, réagir pour n'pas te retrouver dans l'état qu't'es, actuellement.
merde, tu l'as rarement vu accro comme ça, tu l'as rarement vu perdu comme ça, l'ruiz. lui qui fait pas dans la dentelle, qui manque trop d'tact, le v'là chamboulé par je n'sais quel évènement. ses prunelles croisent tes abysses, tes abysses qui l'supplient intérieurement d't'expliquer, d'te dire, d'te permettre de l'aider. parc'que paco, il fait partie des rares personnes à qui t'as osé t'attacher, il fait partie des personnes qu'tu défendras envers et contre tous. un allié, un soutien sans faille. existences en chute libre, voilà c'que vous êtes. des gosses voués à s'ramasser la gueule à répétition, à s'brûler les doigts en frôlant l'rêve. l'genre à c'que la vie vous colle des gifles sans sourciller, sans reculer. tu t'perds dans ton propre brouillard, tes yeux quittent momentanément ceux du mexicain, tes yeux qui s'baissent vers ton propre corps qu't'as peur d'voir changer, ton propre corps qui t'terrifie. et ses mots, ses mots qui t'ramènent alors qu'tu partais, alors qu't'en revenais à t'poser la question : comment tu vas faire ? elle était bien trop jeune, putain... aussitôt, regard changeant, éclair foudroyant. impétueuse princesse de glace. tu l'scrutes, paco, tu l'quittes pas des yeux. je t'avais prévenu, paco. tu secoues la tête, sourcils froncés. tu lui avais dit, d'se méfier, d'pas foncer tête baissée. elle était trop jeune et j'le savais bordel... t'approuves d'un signe de tête, tu t'mords la lèvre inférieure, ça t'file un pincement au coeur d'le voir comme ça, mais merde, priam, t'es bien placée pour savoir qu'on apprend d'ses erreurs. bon. et il est où l'problème ? parc'que, qu'c'était pas une bonne idée d'te taper une gamine, ça, tu l'savais, ça fera pas la une du new york times.

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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde → Priam   Mer 24 Jan - 1:01



Juste la fin du mondePriam & PacoPas la une du New York time qu'elle dit. Là, je ris. Mais pas le rire communicatif, le rire jaune, le gras, celui qu'on aime pas. Et ouais, effectivement, elle m'avait prévenu. Mais c'est pas pour autant que les gens arrêtent de faire ce qu'ils font, ni ce qu'ils sont. Et moi, je suis un fonceur, intelligent mais incroyablement con. J'ai pas eu la tête sur les épaules, juste le coeur sur la main. Offert sur un plateau d'argent à cette princesse pour laquelle je m'étais brûlé jusqu'à la dernière couche de peau. J'étais à vif maintenant. "C'est là qu'tu t'trompes Blondie..." Là encore, je marque une pause. D'un regard extérieur, c'est comme si je tentais de garder le mystère sur une connerie banale à la con. Mais à l'intérieur je sais. Je sais que la vérité est autre. Je sais que j'essaie de garder le contrôle, que j'essaie de me faire à cette putain de situation qui risque définitivement d'arriver. Et puis j'en sais rien... c'est peut-être pas si mal ce qui arrive, et puis peut-être que non en fait. Et je me remémore la fois où j'en ai parlé à Priam, pour la première fois. On était là, dans sa chambre, évidemment. Elle n'était jamais venue chez moi et elle n'y mettrait de toute façon jamais les pieds, bien qu'on soit du même quartier. Je lui avait dit que j'étais tombé sur une biche et qu'elle m'avait fait vriller. Que j'avais plus la tête sur les épaules et que mon palpitant bouillonnait. Que je savais que c'était mal d'être autant attiré par cette fille de jeune âge, mais que c'était plus fort que moi, que je n'étais plus maître de rien. Elle m'avait alors mis en garde, comme l'aurait fait toute personne normale. Et moi, peut-être aurais-je dû l'écouter, mais j'ai dit T'inquiète je gère. Mais finalement j'avais rien géré. Au départ de tout, j'avais opté pour la solution simple, adulte, raisonnable. Me rapprocher d'elle, devenir proche sans dépasser les limites. Mais son regard, lui, m'avait ordonné de faire le contraire, de tomber amoureux, et de déraper. Et j'ai su que j'étais foutu à l'instant même où ses lèvres étaient entrées en contact des miennes. Elle m'avait bousillé, moi, et tout ce que je m'étais promis de ne pas faire. Elle m'avait juste, imprégné de tout son être. Moi, esclave de ses lèvres...
Je me suis allongé de nouveau sur le lit de la blonde en l'invitant à faire de même, comme on le fait depuis gosse, lorsqu'on a des choses à s'avouer. Mais rien n'avait jamais eu autant d'importance. Des petites peines de coeur, des mauvaises notes ou le fait que son daron me haïssait. Le bon vieux temps. "Son daron a découvert le poteau rose..." Une pause de nouveau, comme si je cherchais comment formuler le dénouement. "Il est v'nu au garage. Et il a étalé sa monnaie comme s'il se torchait le cul avec pour que j'oublie sa fille. Le double pour que je passe pour un connard manipulateur de pucelle." Et Pri le savait, j'aurai très bien pu accepter. Vu qui j'étais, et vu l'ambiance dans laquelle je vivais. Elle savait tout Priam. Elle avait toujours tout su. Elle avait su dès le premier jour que j'étais un connard, sauf que là, ça n'avait pas été le cas. "Mais elle m'a fait serré, j'ai pas pu." J'allais pleurer putain. Une claque dans la gueule et je me suis repris. Jamais je ne m'autoriserais à être ainsi, jamais je ne m'autoriserais à pleurer pour quoi que ce soit. Être fort c'était nécessaire. Même amoureux à en crever, j'en restai pas moi Twix, la tête brûlée. "Il menace d'me coller un procès."
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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde → Priam   Mer 24 Jan - 13:24

il t'rit à la gueule, l'mexicain, et tu fronces un peu plus les sourcils, tu croises tes bras, dévoilant clairement ton mécontentement face à la situation. bordel, c'est pas comme si t'avais suffisamment d'problèmes à t'soucier pour qu'il vienne en ramener à son tour, pour qu'il vienne t'ramener une nouvelle source d'inquiétude. un air réprobateur collé au visage, tu l'fusilles du regard. c'est là qu'tu t'trompes blondie.. il marque une pause, il s'tait et t'as envie d'le secouer pour qu'il continue, parc'que t'as l'impression qu'il t'cache encore un truc, qu'c'est désagréable. crache l'morceau, ruiz. qu'tu craches froidement. parc'que tu l'avais prévenu, tu lui avais dit, et il a eu l'culot d'te dire qu'il gérait. gérait quoi ? rien du tout. et merde, priam, tu dois t'retenir pour pas lui en claquer une, lui décrocher la mâchoire, lui filer un bleu dont il s'rappelera longtemps.
bordel, son idée d'accorder une seconde d'importance à cette gamine, ça a été aussi débile que la tienne, d'accorder une chance, un moment, à mael. t'as la colère dans l'bide, princesse, la colère dans l'bide, l'brouillard dans la tête. et il vient s'allonger, l'brun, il vient s'allonger et t'inviter à l'rejoindre. mais priam, t'as pas l'coeur à ça, t'as pas l'coeur à des enfantillages, et tu lui montres, tu caches pas. l'fait qu't'aies pu t'dire que tu pouvais t'aventurer avec cette gamine, c'est autant stupide que tout c'qu'il s'est passé avec mael. regarde où on en est. tu soupires, tu l'quittes pas des yeux, il serait probablement mort à l'heure qu'il est vu la façon dont tes prunelles lui lancent des éclairs. son daron a découvert le poteau rose.. il est v'nu au garage. et il a étalé sa monnaie comme s'il se torchait le cul avec pour que j'oublie sa fille. le double pour que je passe pour un connard manipulateur de pucelle. et t'es étonnée, là, maintenant. t'es sur l'cul, honey. lui, qui refuse d'la tune. lui, qui s'laisse submerger par une histoire pareille. bienvenue dans l'monde des gens friqués, bienvenue dans l'monde des rapaces. qu'tu te contentes d'lui répondre, c'est comme ça qu'ça marche, chez nous, paco. l'fric ou les emmerdes. souvent les deux, aussi. mais elle m'a fait serré, j'ai pas pu. atmosphère changeante, atmosphère qui t'file les jetons, qui t'fait flipper un peu plus. merde, qu'est-c'qu'il vous arrive ? elle est passée où, votre adolescence ? elles sont passées où, vos soirées à rire comme des crétins ? tu l'sens presque faible, ton ami, et ça t'fait mal d'le voir comme ça. t'as beau faire, t'es pas insensible, tu peux pas l'être. alors, tu viens enfin l'rejoindre, parc'que tu l'abandonneras pas. il menace d'me coller un procès. et ton palpitant qui rate un tour ou deux, inquiétude montée en flèche, tu secoues la tête, tu peux pas y croire? c'est pas vrai... qu'tu souffles, dans quelle merde tu t'es mis..

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MessageSujet: Re: Juste la fin du monde → Priam   Mer 24 Jan - 18:25



Juste la fin du mondePriam & PacoElle parle du fait que j'étais stupide de m'être aventuré sur un terrain glissant. Je soupire.  Elle a plutôt raison, mais elle sait, elle sait que le fait d'être stupide a toujours fait parti de moi. Comme le fait d'aimer ce qui m'est interdit. Priam le savait bien avant de me connaître vraiment. Elle le savait un an avant, lorsque son père, avait reçu mon crachat sur la gueule, et que sa voiture fut amochée par mes soins. J'étais un sale gosse, un emmerdeur de première, et tout s'est empiré avec le temps, comme si j'étais né pour ça.  Puis elle parle de Mael. Qu'est-ce qu'il a encore celui-là ? Je savais bien que Mael était spécial à sa façon. Qu'il n'était pas forcément l'homme le plus droit du monde. Mais il n'était pas un monstre, il était notre ami. Mais si elle parle de stupidité, elle ne parle pas forcément de lui en lui même, je la connais assez, Pri, pour savoir que ce n'est que la base du problème. Je me tais néanmoins, sur ce fait, histoire de pas passer pour le mec qui change de sujet. Je continue mon histoire en me demandant comment on avait pu en arriver là. Elle me dit que le monde des bourgeois, c'est comme ça, j'hausse les épaules. "Pas elle." Et je sais, j'aurai pu me prendre une baffe pour ces simples mots. Mais le fait était là, je lui avais plu pour autre chose que le blé que je n'ai pas. Elle m'aimait, je le savais. Et elle m'aimera encore, quoi que je fasse. "Alors vaut mieux être pauvre, au moins, les gens savent pourquoi on fait c'qu'on fait. Et on vient pas te racler jusqu'à la peau pour quelques billet. Un peu d'sang et l'humilité, et c'est réglé, tu prouves ta valeur par tes poings histoire de dire que t'es un mec un vrai. T'as pas d'menace de procès, à la limite une bonne raclée en juif et on t'fout la paix." Elle vient s'allonger, et ça fait du bien de s'retrouver. De s'retrouver tout les deux, à lorgner sur le plafond comme avant. Lorsqu'on était deux p'tits cons qui dans leurs dires, refaisaient le monde. J'y parle du procès, je la sens se tendre d'un coup d'un seul. Voilà que je fini de l'inquiéter pour de bon. Depuis que j'la connais je fais que ça au fond. Je la maltraite psychologiquement, comme si elle avait pris un peu le rôle d'une maman. Comme si au fil des ans, j'étais devenu le voyou qu'elle espérait voir changer, le voyou qu'elle aurait aimé sauver. C'est bizarre, parfois j'ai l'impression que j'aime ça au fond. Comme si le garage, la routine du mécano, c'était pas assez, comme si le mec droit dans ses baskets et réglo, c'était trop dur à supporter. Parce qu'il manquait la flamme de l'insouciance, l'excitation du danger. Moi j'étais un coquin et j'aimais le rester. C'est pas vrai... s'exprime t-elle tout bas, comme si elle voulait s'en convaincre. En vain, dans quelle merde tu t'es mis, elle ajoute. "J'suis né pour avoir des problèmes Pri, faudra t'y faire." Comme pour la rassurer. Comme si ça pouvait la rassurer. Mon coeur se serre. Je sais pas quoi ajouter. Après tout y'a rien à ajouter. Ce qui est fait est fait et on pourra rien y changer. Je me mord la lèvre. "Et toi... c'est quoi ta merde."
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- Job : skateuse pro, c'est pas parc'que t'es une gonzesse qu'il t'est impossible d'tenir sur une planche à roulettes.
- Love : le cœur cabossé qui refuse d's'avouer amouraché.




( HEY MAMA )
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Rp:

MessageSujet: Re: Juste la fin du monde → Priam   Jeu 25 Jan - 0:06

t'as le regard sombre, y'a rien qui change, rien qui s'dilapide dans le temps. il soupire, mais t'es persuadée qu'il l'sait, qu't'as pas tord, au contraire. qu't'as entièrement raison, t'en es sûre, toi. aussi sûre qu'il est mené par sa frénésie d'l'interdit, frénésie qu't'as jamais compris. t'as l'impression qu'il a jamais quitté l'enfance, l'beau garçon, qu'c'est un éternel enfant. est-c'qu'il nous y développerait pas un petit syndrome de peter pan ? ça t'fait sourire inconsciemment, petite priam. et tu divagues, t'évoques mael, t'évoques le bordel intersidéral d'ta vie. t'en dis pas plus, tu restes brève, parc'qu'on parle d'lui, pas d'toi. alors, t'interrompras pas ça, parc'que tu sais qu'ça lui fait du bien d'vider son sac malgré ta franchise trop présente, malgré ton pessimisme perpétuel. tu lui fais pas d'dessin, tu lui dis c'que tu penses. qu'il fallait pas jouer chez les pompes à frics. qu'il fallait pas s'frotter aux grands maîtres d'une société qu'tu n'détestes que trop bien, un peu plus, chaque jour qui défile. priam, l'anticonformiste, priam, qui s'met en désaccord d'tout. pas elle. tu roules des yeux. dans quel monde il vit, lui, dans sa tête ? les bisounours ? tu réponds pas, princesse, tu laisses couler, parc'que qu'est-c'que tu pourrais lui dire, t'façon ?
t'es bien mal placée, toi, enceinte de trois mois d'un mec qu'tu détestes à la base et qu'désormais, t'as imprégné dans la peau, malgré toi. alors vaut mieux être pauvre, au moins, les gens savent pourquoi on fait c'qu'on fait. et on vient pas te racler jusqu'à la peau pour quelques billets. un peu d'sang et l'humilité, et c'est réglé, tu prouves ta valeur par tes poings histoire de dire que t'es un mec un vrai. t'as pas d'menace de procès, à la limite une bonne raclée en juif et on t'fout la paix. il a pas tord, pas entièrement. pas entièrement raison non plus. c'est c'que tu t'apprêtes à lui répondre alors qu'tu t'installes à ses côtés, comme autrefois, comme l'ado de seize ans que t'as été. l'ado qui venait s'réfugier auprès d'lui, quand les coups de papa étaient trop forts, quand les bleus s'étendaient sur ta peau porcelaine. si seulement être pauvre suffisait pour qu'on foute la paix aux gens.. parc'que tu t'en souviens, des magouilles de papa qui ont détruit la vie d'bien des gens. ça t'fait trembler d'y repenser, et paco t'met un bon coup de massue lorsqu'il vient t'parler d'un procès. paco, devant la justice. paco, devant les flics pour une gamine de merde. paco qui s'est foutu dans un sacré merdier. t'y crois pas, pri, t'as du mal à réaliser. pas lui.. j'suis né pour avoir des problèmes pri, faudra t'y faire. tu serres les poings, blondie. comment il peut prendre ça à la légère ? mais c'est pire qu'un problème putain, tu t'rends compte ? un procès, paco, putain ! qu'tu t'énerves, un peu trop fort, qu'tu t'écris, toujours trop fort. jamais dans l'excès, oakley. et toi.. c'est quoi ta merde ? tu baisses les yeux, tu l'regardes plus, ton pote, parc'que tu sais pas trop comment dire ça. tu sais pas trop comment dévoiler la chose. je.. t'inspires profondément, t'es déstabilisée. t'aimes pas t'dire qu'c'est réel. j'me suis tapé mael, y'a quelques mois et.. nouvelle pause, tu cherches un quelconque soutien d'la part d'un d'tes plus fidèles alliés. bordel, j'suis en cloque, paco. j'peux rien faire, c'est foutu.

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† just a young man, with a quick fuse. i was uptight, wanna let loose, i was dreaming of bigger things and wanna leave my own life behind
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